16/02/2026 @ 00:17:48: Navigateurs - Microsoft pourrait imposer la préinstallation d'Edge sur les nouveaux ordinateurs.
Microsoft est sous le feu des critiques des autorités de régulation depuis des années, notamment en ce qui concerne Windows et les applications préinstallées. Cette fois-ci, l'affaire porte sur le navigateur Edge et la collaboration de l'entreprise avec les fabricants d'ordinateurs. L'autorité brésilienne de la concurrence (CADE) a ouvert une enquête suite à une plainte déposée par Opera concernant la question de savoir si Microsoft oblige les utilisateurs à installer uniquement le navigateur Edge sur les nouveaux appareils Windows. Le problème viendrait d'un programme appelé « Jumpstart ». Ce programme prévoit que les fabricants d'ordinateurs bénéficient de conditions commerciales spécifiques si seul Microsoft Edge est préinstallé sur les appareils Windows vendus. Le CADE a adressé des courriers à dix grands fabricants d'ordinateurs, dont Dell, HP, Lenovo, ASUS, Acer, Samsung et LG. Le bureau souhaite déterminer les conditions de leur coopération avec Microsoft et vérifier si ces entreprises ont réellement bénéficié d'une liberté de choix quant aux logiciels installés sur leurs nouveaux ordinateurs. L'autorité de régulation s'intéresse notamment au nombre d'ordinateurs Windows vendus entre 2020 et 2025 et à la part de ces ventes couverte par le programme Jumpstart. Elle souhaite également connaître le nombre d'appareils fonctionnant en « mode S » de Windows, qui limite l'installation d'applications à celles disponibles sur le Microsoft Store. Le CADE a également demandé des précisions sur les accords signés avec Microsoft. Il s'agit de déterminer si les fabricants ont eu la possibilité de négocier les conditions ou s'il s'agissait de contrats préétablis et non modifiables. Le bureau s'informe également sur les sanctions potentielles en cas de non-respect des règles du programme et sur les conséquences financières d'un retrait.
Une autre question importante est de savoir s'il était possible de préinstaller d'autres navigateurs ou applications tierces sur les ordinateurs couverts par le programme, et si ce n'était pas le cas, sur quelle base cette restriction était appliquée. La Browser Choice Alliance, une organisation de développeurs de navigateurs dont les membres incluent Opera, Google Chrome et Vivaldi, a réagi à cette situation. L'organisation a salué les mesures prises par l'autorité de régulation brésilienne et les a considérées comme un pas vers une plus grande transparence du marché. D'après les représentants de l'alliance, cette question est importante non seulement pour le Brésil, mais aussi pour la concurrence mondiale sur le marché des navigateurs web. Ils estiment que la manière dont les logiciels sont installés par défaut sur les nouveaux ordinateurs peut avoir un impact réel sur les choix des utilisateurs. À ce stade, une enquête est en cours. Le CADE recueille des informations auprès des fabricants de matériel et analyse les conditions de coopération avec Microsoft. Ce n'est qu'après cette analyse que le bureau décidera si les règles de la concurrence ont été enfreintes. Microsoft n'a pas fait d'autres commentaires concernant l'affaire brésilienne. Cependant, si les allégations relatives au programme Jumpstart s'avèrent fondées, l'entreprise pourrait se retrouver confrontée à un autre litige réglementaire majeur concernant Windows et le navigateur Microsoft Edge.