Publié le: 02/01/2026 @ 15:35:16: Par Nic007 Dans "Matériel"
MatérielDans son discours du Nouvel An, le président chinois Xi Jinping a qualifié la réunification avec Taïwan d'« inévitable », au moment même où l'armée chinoise menait ses plus importants exercices militaires jamais organisés autour de l'île. Cette nouvelle est préoccupante pour le secteur technologique, car Taïwan produit la grande majorité des puces les plus avancées au monde. Les derniers exercices militaires, baptisés « Mission Justice 2025 », ont été nettement plus importants que les opérations précédentes de 2022 et 2024. Les forces chinoises ont non seulement encerclé l'île, mais ont également mené des simulations visant à « couper les lignes des forces séparatistes et à bloquer toute intervention extérieure ». Les analystes notent que la régularité de ces exercices indique un changement de ton de la Chine, passant d'une attitude réactive à une attitude provocatrice. Les conséquences d'un éventuel conflit technologique mondial seraient catastrophiques. Taïwan produit la plupart des processeurs de pointe, notamment ceux utilisant la technologie 2 nm . TSMC, le plus grand fabricant de puces taïwanais, domine le marché des semi-conducteurs ; sans lui, la production mondiale de smartphones, d'ordinateurs et de systèmes d'IA serait paralysée.

Bien que TSMC, Intel et Samsung construisent de nouvelles usines aux États-Unis et en Europe, seules quelques-unes ont déjà démarré leur production. Par ailleurs, l'encapsulation avancée des puces reste majoritairement réalisée à Taïwan. L'entreprise néerlandaise ASML, qui fournit des machines de lithographie EUV essentielles, a installé des systèmes d'arrêt d'urgence à distance dans ses usines taïwanaises afin de parer à toute éventualité. Les tensions se sont exacerbées après l'annonce, en décembre, d'un contrat d'armement de 11,1 milliards de dollars entre les États-Unis et Taïwan. En réaction aux exercices militaires chinois, les ambassadeurs des États-Unis, d'Australie, du Japon et d'Inde se sont réunis. D'autres pays se préparent également à un éventuel conflit. Le député Seth Moulton a suggéré que les États-Unis pourraient détruire les usines de TSMC en cas d'invasion. La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a qualifié un conflit potentiel de « crise existentielle » pour son pays. Les Philippines ont autorisé les États-Unis à utiliser leurs bases militaires situées face à Taïwan.

Les experts soulignent qu'une escalade du conflit se transformerait en crise économique mondiale, affectant tous les secteurs de l'économie, notamment l'industrie technologique. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles la situation, malgré la montée des tensions, n'est pas encore devenue incontrôlable.
Poster un commentaire
Vous devez être identifié pour accéder à cette fonctionnalité

Utilisateur
Mot de passe
 
Informaticien.be - © 2002-2026 AkretioSPRL  - Generated via Kelare
The Akretio Network: Akretio - Freedelity - KelCommerce - Votre publicité sur informaticien.be ?